Suivi du Dictionnaire désolé de la guerre en Ukraine
Mise à jour juillet 2026. La « guerre éclair » de Poutine entre maintenant dans sa 5ème année. Qu’est-ce qui a changé depuis la publication de cet article, début 2023 ?
Le 7 octobre 2023, a eu lieu en Palestine un massacre, tournant d’un conflit qui dure maintenant depuis 80 ans, et qui a accéléré un terrifiant génocide en cours. Ici aussi, on peut parler d’un déni, de l’insouciance d’une large partie de l’opinion. Ce n’est pas la même configuration qu’en Ukraine. Il y a cette différence que les gouvernements européens soutiennent l’Ukraine et sanctionnent le Russie, mais se montrent complaisants envers le terrorisme du gouvernement de Nétanyahou. Il n’y a pas pour autant à mettre en concurrence les conflits, toutes les guerres sont criminelles et outre la Palestine et l’Ukraine, la guerre prospère au Soudain, au Congo, dans les pays du Sahel, au Proche et Moyen-Orient.
Les fondamentaux de l’analyse développée dans Le déni ? restent d’actualité. La vacuité des justifications par Poutine est entière : il n’y a pas eu d’agression de l’OTAN ou de bellicisme des pays européens, bien incapables de projeter une guerre d’agression alors que leurs armées ont fondu depuis la chute du Mur. On l’a dit, ce n’est pas l’OTAN qui s’est avancé vers l’Est, mais l’Est vers l’OTAN, dans une alternative où la Russie n’a rien eu à proposer d’attractif. Des anciens pays vassalisés par le régime soviétique, seule la Biélorussie est restée dans le giron moscovite, et cet exemple est édifiant. Continuer la lecture










